logosthip Armoiries : De gueules à un château d’argent, sommé de deux tours  crénelées,
celle à dextre plus élevée que l’autre ; château fondé sur montagne d’argent.

Noms des habitants : Cigalois, Cigaloises

 

Adossée aux contreforts des Cévennes, Saint Hippolyte du Fort est située sur l’axe Nîmes – Le Vigan à la confluence du Vidourle et de son affluent, l’Argentesse. Son histoire commence véritablement au 13e siècle lorsque la citée a pour nom Saint Hippolyte de Roche Fourcade. Sa position, dans la plaine au pied des massifs de La Fage, de Banelle et de Pié de Mar,  favorise dès cette époque son développement à partir de la culture  de la vigne et de celle des céréales. Point stratégique de passage, la ville devient  un carrefour pour le commerce entre plaine et montagne, lequel contribue à sa prospérité. Fortement marquée par les affrontements entre protestants et catholiques pendant la guerre de religion, suite à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, la citée est fortifiée par la construction des remparts munis de cinq portes et d’un fort Vauban qui sera à l’origine du nom actuel.

Au début du 17e siècle, des manufactures spécialisées dans la confection des cadis, serges et autres étoffes de laine se développent à proximité du Vidourle et de l’Agal dont les eaux sont propices au fonctionnement des moulins drapiers. Parallèlement, de nombreuses tanneries contribuent à développer le commerce avec l’Auvergne. Les tanneurs, alors  puissants représentants de la ville, vont la transformer aisément. Enfin, la soie avec les filatures, les fabriques des bas, les bonneteries tiendront une place importante jusqu’au début du 19e siècle.

Ceci vaudra à Louis Pasteur de séjourner quelques temps dans la ville pour ses travaux sur la maladie des vers à soie, la Pébrine.



En 1856, est créé un institut d’accueil pour les enfants sourds, établissement géré par l’Association Paul Bouvier, reconnue depuis d’utilité publique.

En 1870, une Ecole Militaire des Enfants de Troupes voit le jour. Elle assurera la formation des cadres de l’Infanterie jusqu’en 1934, date de son tranfert à Epinal.  A sa fermeture, ses bâtiments seront occupés par les gardes mobiles. Depuis, aujourd’hui, les anciennes casernes ont pour partie été transformées en logements sociaux. La commune en a racheté la majeure partie  pour y installer de nombreux  services (administratifs, Salle des Fêtes, Office de Tourisme, Médiathèque, Maison de Retraite...).

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’entreprise Jallatte, du nom de son fondateur Pierre Jallatte, se spécialise dans la chaussure de sécurité pour en devenir le leader mondial. Elle sera le véritable poumon économique de la ville durant près d'un demi siècle. L'entreprise, installée sur le site de l'ancien Fort Vauban, participe encore à la renommée de la ville et de sa tradition d'un savoir faire de qualité.

Aujourd’hui, Saint Hippolyte du Fort, grâce à ses zones d’activités économiques et artisanales, à son vignoble et ses produits de terroirs, à son développement culturel et touristique, a diversifié ses activités confortant ainsi ses atouts historiques de ville stratégique et accueillante.

transparent pour page reperesRéférence : "Histoire de Saint-Hippolyte-du-Fort"
- André PEYRIAT

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